A quelques semaines de l’ouverture officielle de la saison de lutte au Sénégal, les acteurs ( toutes catégories confondues) ont lancé ce samedi sous la houlette du ministère des Sports et du CNG de lutte, les journées de concertations ( 20 et 21 octobre) à l’arène nationale.

La rencontre qui a vu la présence de plus d’une centaine d’acteurs de la lutte, a été présidée par le Ministre des Sports Matar Bâ.

Dans un contexte de polémiques et de contestations tout azimuts entre acteurs ( lutteurs en activité) et le CNG dirigé par le Dr Alioune Sarr, le patron du département du Sport a rappelé ” l’importance de la lutte au delà du sport pour notre pays. Que ce soit sur le plan social, populaire et même par rapport à l’image du Sénégal”

Et pour Matar Bâ: ” la lutte sénégalaise est une identité qu’il faut préserver avec comme ambition de léguer un héritage lourd aux générations à venir, comme l’avaient fait les anciens qui ont contribué à asseoir cette discipline bien sénégalaise”

Revenant sur les concertations en tant que telles, le minsitre dira que : ” les conclusions issues de ses assises permettront de dresser les grandes lignes de ce que devrait être cette discipline dans les prochaines années. Un avenir peint en blanc déjà avec l’arène nationale d’une valeur de 32 milliards FCFA et qui est une infrastructure de dernière génération. D’où une meilleure entente entre les acteurs”

Dans la suite du ministre,le comité scientifique sous la houlette de Léopold Germain Senghor directeur des activités physiques et sportives ( DAPS) du ministére des sports est revenu sur l’évolution de la lutte au Sénégal.

A l’en croire si on fait le calcul depuis 1959″ ce sont 19 ans de fédération tout au début et 39 ans de structure d’exception c’est à dire CNP et CNG dont les 28 occupés par le CNG actuel….” Mais que tout cela entre dans un contexte de mieux organiser cette discipline. Mieux organiser l’arène en identifiant les forces et les faiblesses

Pour rappel , pour la saison 2017/2018 les chiffres révélent, 3679 licenciés dont 938 en lutte avec frappe, 2730 en lutte simple, 9 en lutte olympique et 2 en Wrestling.

Des chiffres qui contrastent avec la réalité sur le terrain car la lutte avec frappe reste dominante malgré la forte présence des licenciés en lutte simple, mais qui ne bénéficient pas des retours financiers constatés dans l’arène en général.