Le Sénégal a officiellement reçu samedi dernier, des mains du président Chinois Xi Jinping  qui les a remises au chef de l’Etat Macky Sall, les clefs de l’arène nationale de lutte.

Un joyau architectural construit sur 7 hectares pour une capacité de 22.000 places, et qui aura coûté 32 milliards de FCFA dont 26 de la coopération chinoise et 6 de l’Etat du Sénégal. Pour des travaux qui ont duré un peu près de 28 mois.

Une véritable épine tirée du pied des autorités sénégalaises qui, face au manque d’infrastructures sportives de renom au Sénégal, et surtout face à l’exigence du monde de la lutte pour une arène  qui leur est propre, régle un gros problème.

En effet, l’érection de cette arène mettra fin au “squattage” jusque-là continue, des stades de foot et de Hand ball  ou Volley, par la lutte.

Sauf que, la question centrale qui aux lendemains de cette réception  ( en attendant l’inauguration), préoccupe les acteurs de la lutte, les autorités et autres sénégalais, c’est bien la gestion dans le temps de cette arène.

Au Sénégal, il est à  constater que si des infrastructures ont existé ( même en nombre infimes), dont le stade Léopold Senghor entre autres, c’est leur entretien ou gestion qui pose réellement problème.

Et pour le ministre des Sports Matar Bâ: ” cette infrastructure vient combler un vide  énorme au Sénégal.  Car en plus de la lutte, elle va aussi accueillir d’autres disciplines et favoriser un cadre de formation propice au développement du sport. Maintenant, il s’agira de bien le gérer”

Même son de cloche du côté du monde de la lutte, où “l’inquiétude liée à l’avenir de cette infrastructure unique en son genre, pour ce qui est de la gestion, est manifeste”.

De part et d’autre, des idées sont émises pour la mise en place d’un comité de gestion.

Celui ci va impliquer des techniciens Chinois qui, participeront pendant un an à la formation du personnel sénégalais, des membres du CNG, les structures autour de la lutte….

Mais, cela suffira t-il pour que cette “arène moderne”  soit bien gérée à tous les niveaux et dans le temps?

En tous les cas, un nouveau type de comportement s’impose selon l’ancien lutteur Moustapha Guéye pour qui : ” il faudra une gestion rigoureuse pour préserver ce bijou”