Pendant longtemps les Bleus et les Lions ont entendu les mêmes critiques sur l’inexistence de fond de jeu sous la direction d’une part de Didier Deschamps et d’autre part d’Aliou Cissé.

Mais Deschamps en dépit de ces critiques, a réussi à tirer son épingle du jeu en construisant une véritable machine de guerre arc-boutée sur une défense de fer.

Quant à Aliou Cissé, il s’est cherché mais n’a jamais trouvé la solution pendant le premier tour de la coupe du monde 2018.

Quand Deschamps réussissait après deux matchs, a gagné contre l’Australie (2-1) et Pérou (1-0) et assuré ainsi sa qualification au second tour, Cissé bafouillait son football et se cherchait lors du match contre le Japon (2-2) après avoir battu la Pologne (2-1) en ouverture.

Sûr de sa science, l’ancien entraîneur de l’OM (France), a continué sa voie en dépit des nombreuses critiques lors du match contre le Danemark (0-0) alors que le sélectionneur du Sénégal semblait subir les événements.

Les critiques acerbes et la vox populi ont semblé avoir raison de ses convictions et hop contre la Colombie, il a été comme obligé de rappeler Keita Baldé et surtout le capitaine Cheikhou Kouyaté.

Un rappel qui n’a pas permis au Sénégal de se qualifier au second tour et vogue la galère et les critiques acerbes après l’élimination dans un groupe largement à la portée des Lions.

Morale de l’histoire : Deschamps a cru jusqu’au bout à sa philosophie en mettant en avant sa défense de fer et en profitant de tous les coups notamment des balles arrêtées.

AliouCissé a essayé de se rattraper chaque fois mais a oublié l’essentiel pour une équipe n’ayant pas les moyens de faire le jeu, les coups de pieds arrêtés deviennent une arme fatale.

Mais le Sénégal s’était coupé les ailes en n’ayant appelé aucun tireur de coup franc notamment Henri Saivet le proposé à cet exercice durant la CAN 2017.

Et alors que la presse française mettait Deschamps sur le gril après la démission avec fracas de Zidane du banc du Real Madrid (Espagne), c’est celle du Sénégal qui essaie de trouver une solution pour les Lions en perspective de la CAN 2019 au Cameroun.

En dépit des assurances de la Fédération sénégalaise de football et notamment de son président, Augustin Senghor, une frange importante de l’opinion est d’avis que Cissé a montré ses limites et n’a pas la science pour amener son groupe sur le toit de l’Afrique après avoir échoué à la CAN 2017 et à la coupe du monde 2018.