Si la France pouvait apparaitre dans ce groupe des demi- finalistes comme la seule équipe « peut être » attendue à cette étape ( dernier vainqueur il y a 20 ans), il reste que les performances affichées par la Belgique ( jamais vainqueur), la Croatie( jamais vainqueur) et l’Angleterre ( vainqueur en 1966) …semblent démontrer, que tout reste possible au soir du 15 juillet.

 France : Polyvalence et bloc d’équipe

Lors de la préparation pour le mondial 2018, la défaite contre la Colombie ( 3 – 2), le nul contre les Etats Unis ( 1 à 1)…ils avaient été nombreux ceux qui critiquaient Deschamps et son groupe. Leur reprochant un jeu « sans identité réelle », entre autres. Aujourd’hui, le fait d’avoir présenté à chaque fois un visage différent, semble payer à travers une polyvalence et un bloc d’équipe qui les mène ( peut être) vers un 2e sacre mondial.

Contre l’Argentine, contre l’Uruguay, la solidité et la discipline tactique ont fait  mouche. Du 4-3-3 original au 4-2-3-1 losange souvent appliqué, le style fait gagner et oublier les critiques de la presse et de techniciens qui n’y ont pas souvent cru.  Avec des armes tranchantes comme Mbappé, Griezmann ou l’infatigable Ngolo Kanté…la France de Descchamps reste un sérieux candidat au titre. Sans nul doute.

  Belgique : Quand l’individualisme fait le collectif !

Forte de ses individualités dans tous les secteurs, ce qui n’a jamais fait défaut aux Diables Rouges, sauf que cette fois ci, renforcée par un esprit d’équipe bien huilé ( Hazard, De Bryune, Lukaku ou Le Meunier…), la Belgique sublime depuis le début du tournoi en Russie.

Tout cela rajouté à la détermination comme c’était le cas contre le Japon et le Brésil, les Diables Rouges auteur de 14 buts inscrits par 9 joueurs différents n’ont pas usurpé leur place dans le dernier carré. Ils y croient plus que jamais. En plus, accoudé sur un banc de qualité sur qui le coach Roberto Martinez fin tacticien peut compter, la Belgique est à ce niveau de la compétition, un redoutable favori avec qui il faudra compter. Un premier sacre est bien possible, si l’étape française est dépassée.

   Angleterre – Depuis 1990, la meilleure équipe anglaise

Trop peu attendue, souvent péremptoire à son sujet ou même superstitieux quand il s’est agi de passer aux tirs aux buts pour le ticket  des quarts de finales (une étape qui a souvent été ratée..), cette Angleterre semble déjà avoir oublié ce passé douloureux. Certains spécialistes estiment que «  les Anglais n’ont pas de points forts, tant ils trouvent plusieurs manières de gagner depuis lors ». Sauf que la solidarité et l’engagement inculqués par le jeune technicien Gareth Southgate à ses jeunes joueurs, semblent faire mouche. Ils s’adaptent à tous les adversaires et semblent être préparés. Avec un excellent gardien de buts ( Jordan Pickford),  à un meilleur buteur actuel et capitaine des « Three Lions » Harry Kane…tous deux 24 ans, on ne pourra pas parler « d’effet surprise » au soir du 15 juillet.

  Croatie – Un milieu, une équipe solide….

Tout le monde le savait ou semblait le savoir avant et au début du tournoi. Mais, aucune équipe parmi celle qu’elle a  eu à affronter depuis le début, n’a pu empêcher « au milieu Croate » de faire son boulot. Ivan Rackitic et Luca Modric  la paire indéboulonnable et qui s’entend à merveilles, le coach Zlatko Dalic  peut souvent dormir tranquillement …, en passant par un Mandzukic qui semble plus que jamais offensivement, décidé à s’imposer dans ce banquet mondial, la Croatie étonne.  Tout cela, sous fond de sérénité et d’organisation, cette équipe qui avait raté de peu la finale il y a 20 ans en France ( 1998), terminant 3e, rêve d’un premier sacre qui ne serait pas usurpé.