Le Sénégal après une entrée en matière fracassante (2-1) contre la Pologne qui a fait rêver plus d’un, a finalement plié doucement mais sûrement jusqu’à son élimination de la coupe du monde après un revers contre la Colombie (0-1).

Débutée en 2012 lors de la première CAN jouée en Guinée Equatoriale, cette politique isolationniste n’a fait que perpétuer une série d’échecs.

A cette CAN, le Sénégal à Bata, s’était emmuré dans un hôtel avec une équipe censée mettre l’Afrique sous ses pieds mais au final, trois revers contre la Zambie, la Guinée Equatoriale et ensuite la Libye par le même score de 1-2.

Rebelote à Mongomo en 2015 avec un autre staff technique.

Le ‘’local’’ Amara Traoré a cédé sa place au ‘’Sorcier Blanc’’ Alain Giresse.

S’il y a une victoire contre le Ghana, c’est patatras ! le Sénégal sort par la petite porte au premier tour avec une équipe qui avait donné là aussi des espoirs à tout un peuple.

A la CAN 2017, c’est le Gabon qui accueille le ballon rond africain et les Lions avec Aliou Cissé sont accueillis avec des rêves pleins la tête.

Il y a eu un plus avec le passage en quart de finale mais alors que l’Afrique du football attendait le Sénégal loin dans la compétition, il y a une sortie de route inexpliquée en quart de finale contre le Cameroun (0-0 et 4TAB5).

Dans ces trois cas, la Tanière s’est ‘’enfermée’’ loin des nouvelles de la ville pour se concentrer sur l’essentiel, avait-on avancé.

Mais au finish, le résultat est le même une grosse déception avec l’impression d’un grand gâchis.

L’expérience de cette bunkérisation a continué à Kaluga avec une Tanière hors d’atteinte pour les médias mais au finish, là aussi, grosse déception puisqu’à la clef, il y a une élimination dès le premier tour.

Une victoire (2-1), un nul (2-2) et une défaite (0-1), le Sénégal est parti de Russie avec encore une fois des regrets et de l’amertume.

Cette méthode bien sénégalaise de ‘’bunkérisation’’ mise en branle par les Fédéraux qui avait été testée mais ensuite rejetée par Oscar Tabarez le maestro de l’Uruguay.

‘’Le groupe avait vécu en vase clos (1990 en Italie) plus d’un mois et les joueurs étaient arrivés au Mondial un peu lassé mentalement et physiquement. Depuis Tabarez, au-delà des matchs amicaux joués (un contre l’Ouzbékistan 3-1, le 7 juin) et de la possibilité pour les joueurs pendant le stage à Montevidéo de rentrer chez eux chaque soir (jusqu’au 7 juin), a accordé souvent des plages de visite aux familles’’, écrit le quotidien français, l’Equipe dans son édition de mardi 3 juillet.

Cette méthode semble convenir à la Céleste qui, après avoir éliminé le champion d’Europe en titre, le Portugal, va défier la France, ce vendredi.